"J'aime lire allongée sur un canapé, mais ceci n'est pas une profession, hélas." Fran Lebowitz
dimanche 30 août 2015
samedi 29 août 2015
Journal d'un migrant (14-15)
Sur le trottoir, devant la Bibliothèque Méjanes.
(Aix en Provence 3 août 2015)
Et puis,
L'Italie pour oublier,
Rêver,
Et se dire que , finalement, l'histoire n'est qu'un éternel recommencement.
Padova (4 et 5 Août 2015)
(Ce Battisti là est un autre héros, d'une autre lutte.)
vendredi 28 août 2015
Journal d'un migrant (12-13)
Les
américains crient bien plus fort que les bataillons d’étourneaux qui se
chamaillent, là-haut, au-dessus des grands arbres de la place de l’hôtel de
ville. Dans la cour de l’hôtel de ville, justement, se tient un concert de
musique très sérieuse. Dehors, deux rastas assassinent un vieux tube de Marvin
King. Les bourgeois traversent l’arène en jetant un simple coup d’œil sur cet
éphémère capharnaüm. Ici, même les statues adoptent des poses lascives.
Mais que
font les Japonais de toutes ces photos ?
Aix en Provence
(14 juillet 2015)
In? Off?
Le Mistral "fait les poussières"
Avignon (20 juillet 2015)
lundi 13 juillet 2015
Journal d'un migrant (11)
Heureusement, ici, je
connais beaucoup de petits raccourcis.
Alors, j'ai très
peu de chance de rencontrer des américains qui parlent trop fort
ni d’asiatiques
qui chuchotent.
Musée
Granet.
Lorsqu’on entre dans la pièce, l’expression est bien visible. Mais, en tête
à tête, voilà qu’elle a disparu. Comment créer cette illusion ?
Aix en Provence (13 Juillet 2015)
Chuck Close (Roy I, 1994)
dimanche 12 juillet 2015
Journal d'un migrant (10)
Les jeunes ne font rien.
Ils passent leur temps à regarder leur portable.
Ils ne font pas de politique.
Ils ne s'intéressent à rien.
Ils sont quasiment analphabètes.
L'école ne leur a rien appris.
Bref, ce sont de vrais légumes.
Et dire que l'on compte sur eux pour changer le monde
c'est dire...
https://www.facebook.com/terredemars
Julius Marx (Marseille - 11 juillet 2015)
jeudi 9 juillet 2015
Journal d'un migrant (9)
Le sentiment
enivrant d’un autre départ. Quel avenir pour ce pays meurtri ? Je lis :
« Les
Tunisiens doivent toujours garder à l’esprit que leur pays, déjà en guerre contre
le terrorisme, ne doit pas être affaibli par les grèves anarchiques, les
revendications sociales excessives et les tiraillements politiques sans
fin. »
La Presse
(De Tunisie) 18 Ramadan-1436 (6
juillet)
La voie est libre !
mercredi 8 juillet 2015
Journal d'un migrant (8)
Sueur
Ecrire,
surtout des poèmes, égale transpirer. L’œuvre est une sueur. Il serait malsain
de courir, de jouer, de se promener, d’être un athlète sans sueur. Seuls la
promenade d’un homme et l’homme lui-même m’intéressent. C’est pourquoi peu
d’œuvre de vivants me touchent. Dans l’œuvre d’un mort, dans le parfum de sa
sueur, je cherche un témoignage d’activités. Le Louvre est une morgue ; on
y va reconnaître ses amis. Nous aimons à faire sentir notre sueur, à la vendre.
La foule et le délicat n’aiment que se griser de sueur, s’intoxiquer de sueur. Du
reste la promenade, le sport ne les intéressent pas. Rimbaud au Harrar, offre
l’exemple d’un athlète de la poésie qui ne transpire pas. Mais il ne bouge
plus. Si on bouge, une fois admis qu’on en accepte l’inconvénient, il faut suer
le moins possible, et, pour ainsi dire, suer sec.
Ps : ce
que je nomme promenade, sport, n’est pas cette manière de vivre que Wilde
appelait son chef-d’œuvre. C’est la vie de l’esprit dont je parle.
Jean Cocteau
Le secret
professionnel (1925)
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