dimanche 2 décembre 2012

Fin de partie


Je crois bien que c'est le grand Shakespeare
qui a comparé le monde à un immense théâtre,
une suite de drames en sept âges.
Moi, le monde, je le vois comme un échiquier géant
les noirs, les blancs,
avec chacun leurs Rois, leurs Reines.
Dans mon jeu, les pions rêvent de chiper la place des rois,
de se taper les reines.
Moi?
Oh! Non, surtout pas Cavalier,
j'ai jamais pu supporter les bourrins.
Encore moins la Tour 
avec ma bougeotte chronique....
Alors?
Le Fou ? Et pourquoi pas?
Celui qui croit que tout est encore possible,
réconcilier les Noirs et les Blancs,
éjecter les souverains de l'échiquier,
qu'ils en auront froid jusqu'au bout de leurs favoris.
Pauvres créatures du miroir,
ahuries et si malheureuses
 trop abasourdies pour crier.
Absurde?
Oui, comme ce monde.
Julius Marx






Le tableau est de Man Ray (Boardwalk)
http://francoisquinqua.skynetblogs.be/

Les deux joueurs d'échecs sont Man Ray et Marcel Duchamp.
http://erwandekeramoal.canalblog.com


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